Lectures Méridiennes

 C’était le Samedi 20 avril 2013 à 10h...


Si tu passes la rivière de Geneviève Damas

François Sorrente est un jeune homme de dix-sept ans, le dernier d’une famille de cinq enfants. Élevé par sa sœur aînée, Maryse, à laquelle il voue un attachement sans borne, il vit dans la ferme familiale avec son père et deux de ses frères, Jules et Arthur. Il passe le plus clair de son temps à garder les cochons auxquels il parle et se confie.
François ne ressemble pas au reste de sa famille, cela lui pose question. Il se demande aussi pourquoi son père, Jacques Sorrente, lui a fait jurer de ne jamais franchir la rivière, pourquoi il n’a jamais connu sa mère, pourquoi sa sœur est partie de l’autre côté?; que s’est-il passé à la maison de l’autre côté de la rivière? Pour répondre à toutes ces questions, il se lie d’amitié avec le curé du village, Roger, et Amélie, afin que ceux-ci lui apprennent, en cachette, les lettres de l’alphabet. Ainsi, il pourra repartir de la personne par laquelle tout a commencé?: sa mère.

Chapardeuse de Rebecca Makkai 

Lucy, célibataire pas encore trentenaire, est bibliothécaire dans une petite ville perdue du Middle West. Ian, dix ans, fils unique de chrétiens fondamentalistes homophobes, est son plus fidèle lecteur. Un beau matin, elle le découvre sur son lieu de travail réfugié parmi les livres. Contre toute attente, elle ne va pas le ramener tout de suite à ses parents. Ensemble, ils vont parcourir plusieurs Etats de cette Amérique post-11-Septembre. Pour ce gamin rêveur, c'est la découverte du vaste monde ; pour elle, l'occasion de s'interroger sur ses origines russes, le déracinement de ses ancêtres et leurs aspirations à plus de liberté. Rebecca Makkai signe ici un premier roman humaniste et original en forme de road-book. Une balade épique et onirique qui décortique les traumatismes d'une nation faite d'immigrants, de fugueurs et de chapardeurs d'identités.

La fille aux neufs doigts de Laia Fabregas

A trente ans, Laura cherche à comprendre pourquoi, depuis sa plus tendre enfance, les photographies sont interdites dans sa famille. Pas d’image souvenir, pas de portrait, aucune représentation des temps heureux. Bien que fragilisée par cette règle insensée, Laura demeure aujourd'hui persuadée que des photos d'elle et de sa sœur enfants ont été faites en secret. Une intuition, une obsession, qui la conduisent au plus profond de sa mémoire dans l'Espagne de Franco.